Comment gérer la peur de finir ses études supérieures

Avoir peur de terminer ses études, c’est totalement normal, et ça se gère.

Qui commence un parcours scolaire sait qu’il le terminera un jour, diplôme en poche ou pas !

Pourtant, nous sommes nombreux à avoir une peur panique – mais souvent inavouée – de voir cette fin d’études arriver.

En effet, après avoir passé une bonne partie de notre vie sur les bancs de l’école, il faut bien avouer qu’ils nous caractérisent grandement.

Aussi, quand on se définit par ce que l’on fait, il est difficile de retrouver un équilibre une fois que l’on change d’activité. Logique… certes, mais il est important d’en parler.

Dans l’article du jour, je vous présente cette peur de terminer ses études et ma solution pour la gérer.

C’est parti !

La peur du vide

Durant nos études, nous nous situons dans un temps unique, rythmé par les partiels et les heures de cours. Quitter cette sphère si particulière n’est donc pas aisé. Et c’est normal.

Bien que souvent épuisant, le cadre des études supérieures est toutefois un petit cocon, une parenthèse entre la vie d’adolescent lycéen et la vie « d’adulte » dirons-nous.

Voici une petite histoire : quand j’ai terminé mes études, j’ai vraiment eu l’impression d’avoir perdu le sens de ma vie. Ça semble extrême dit comme ça, mais c’était vraiment difficile de trouver de nouveaux repères.

Je ne savais plus quelle direction prendre, moi qui étais habituée à fréquenter la bibliothèque universitaire, à avoir des deadlines et lectures obligatoires, à stimuler mon esprit quotidiennement, à devoir respecter des horaires… je me trouvais libérée de ces obligations, mais totalement démunie face au vide que ça me laissait.

Puis, peu à peu, j’ai compris que ce vide offrait en fait des possibilités illimitées. Il ne tenait qu’à moi de les faire miennes et d’oser !

Mais même en prenant conscience de ces choses-là, l’avenir restait incertain… et donc générateur d’angoisses.

La peur de l’avenir

Cette peur de terminer ses études n’est pas irrationnelle.

Une fois que nos études sont terminées, nous sommes censés trouver un emploi. C’est là que les choses se corsent, si 75% des jeunes étudiants traversent une période d’au minimum 6 mois de chômage à la sortie de leur cursus universitaire à Bac +5, il faut patienter un an dans 85% des cas. Que dire alors si l’on est dans les 15% restants…

Pas très rassurant, n’est-ce pas ?

Cette peur nait également du fait qu’il nous est difficile de nous projeter dans un métier lorsqu’on vient d’un cursus en sciences humaines et sociales. Les routes semblent toutes tracées alors qu’il y a peu de postes et que l’on ne se retrouve pas forcément dans ces plans de carrière.

Dès lors, comment imaginer son avenir quand on ne sait pas quel métier choisir ? Et, pire, quand on le sait, mais qu’il n’y a pas de possibilités réelles de le réaliser ?

L’heure de se réinventer

C’est là que se réinventer est primordial. Prendre de la hauteur, du recul, se regarder d’un œil nouveau est nécessaire.

Il faudra aussi connaître ses forces pour les mettre en avant et s’en nourrir afin de transformer chaque obstacle en chemin. Dans ce monde où l’incertitude semble être la seule constante, il faut pouvoir s’adapter. Ça a été mon cas lorsque j’ai compris que mes choix premiers de carrière ne seraient pas réalisables.

Je n’ai pas choisi la voie de l’entrepreneuriat de gaieté de coeur, et pourtant c’est là que je m’épanouis aujourd’hui.

Devenir antifragile pour dépasser ses peurs

Il y a peu, j’ai découvert un concept que vous connaissez peut-être déjà : l’antifragilité.

Ce concept est celui de Nassim Nicholas Taleb. Dans son essai, il explique :

L’antifragilité dépasse la résistance et la solidité : ce qui est résistant supporte les chocs et reste pareil, ce qui est antifragile s’améliore.

Voici la question que l’auteur nous pose : sommes-nous une bougie ou un feu de forêt? La première est éteinte par le vent, le second y puise sa force.

Comme ce feu de forêt, face aux perturbations, un antifragile se renforce et trouve des bienfaits au coeur même de l’épreuve. Il s’agit donc d’user des imprévus et des difficultés pour grandir davantage, et ce qui barre le chemin devient le chemin comme on dit.

Pourquoi travailler son antifragilité au cours de ses études?

Car cela vous permettra de mieux en gérer les imprévus, tout comme les choses inévitables. Tandis qu’un système fragile est complexe, empli de peurs – notamment de l’imprévu – et peu flexible, un système antifragile est solide, car flexible.

Il s’agit d’un roseau qui ne rompt pas, mais, au contraire, se renforce à chaque souffle nouveau. Chaque perturbation le rend plus fort, et il peut se réparer lui-même en cas de casse. En résumé, on devient quasiment invincible, plus solide, et prêt à faire face au vide et à l’inconnu.

Devenir antrifragile, mode d’emploi?

Afin de développer cette capacité, voici quelques astuces :

  • Se simplifier la vie pour se concentrer sur le plus important et éviter des pensées inutiles;
  • Anticiper les obstacles potentiels et chercher des solutions à chaque problème qui pourrait être rencontré;
  • S’entraîner à voir le positif dans toutes les situations.

En se préparant aux imprévus, on multiplie les options et les solutions, quoi qu’il se passe.

Attention toutefois à ne pas vivre dans ses peurs. Cela est destiné à nous renforcer, à nous rassurer.

En résumé : face à la peur de terminer ses études, on peut opter pour l’angoisse qui nous paralyse ou bien accepter l’épreuve et s’en nourrir.

Si on ne sait pas quelle direction prendre, ce n’est pas grave. Il faut utiliser ces doutes pour se questionner sur ce qui nous anime vraiment.

Quelques questions nécessaires pour dépasser sa peur et faire le bon choix

  • « Qu’est-ce que j’aime vraiment faire? »
  • « Comment allier ma passion à mon travail? »
  • « Et même si je ne trouve pas ma voie tout de suite, est-ce vraiment grave? »

Se poser ces questions peut s’avérer très utile. Cela permet de reprendre son souffle. La fin des études est une étape essentielle, et il est important de garder en tête que le chemin est plus important que le résultat.

Métier ou non, votre parcours scolaire vous aura nourri, transformé, cultivé. Et ces qualités vous serviront, quoi qu’il arrive !

On ne verra donc plus – par exemple – une période de chômage comme un mal, mais plutôt comme une opportunité de prendre du temps pour soi.

Un redoublement sera également perçu de manière positive, comme une nouvelle chance de mieux faire et de mûrir encore.

Enfin, l’impossibilité d’accéder à l’université ou aux bibliothèques pendant le confinement sera accueillie comme une occasion de modifier son rythme de travail et de l’améliorer.

Lorsque chaque difficulté devient une alliée, le chaos du monde se meut en trampoline sur lequel on rebondit pour aller encore plus haut. Pas mal, n’est-ce pas?

Sur cette note positive, je vous souhaite une excellente semaine et vous dis à bientôt pour un prochain article.

D’ici là, que la motivation soit avec vous,

Nina.

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