Comment améliorer son écriture?

Quelques astuces pour aiguiser votre plume…

Aujourd’hui, je vous propose un petit article efficace destiné à vous aider concrètement dans votre rédaction.

S’exprimer avec aisance lorsque l’on couche les mots sur le papier n’est pas facile pour tout un chacun. Alors comment faire pour bien écrire? Nombre d’entre vous m’ont posé la question.

Rien que pour vous, j’ai cherché quelques réponses afin de vous aider dans votre avancée rédactionnelle. C’est parti !

Lire pour bien écrire

Mon astuce numéro un : la lecture !

C’est bien connu, la lecture nourrit et enrichit le lecteur. En effet, s’imprégner des textes, c’est aussi intégrer inconsciemment les structures, les tournures de phrases et le vocabulaire.

Mais la lecture construit également votre imaginaire. En choisissant de lire, vous agissez un peu comme le décorateur de votre richesse intérieure. Alors ne vous cantonnez pas à des lectures dites « faciles ». Explorez des horizons nouveaux, laissez-vous surprendre et délectez-vous de mots nouveaux.

#JeSuisBelle…

La pratique de l’écriture

C’est en forgeant qu’on devient forgeron, dit le dicton. Et bien c’est aussi en écrivant que l’on commence à maîtriser l’écriture. Mieux encore, plus vous pratiquerez, plus vous trouverez votre style.

Prenons un cas concret : le mien. Quel que soit l’âge, j’ai toujours été très à l’aise avec les mots. « Comment bien écrire? » n’est donc pas une question que j’ai eu à me poser. J’écrivais, voilà tout.

Toutefois, sans même m’en rendre compte, la pratique (mais aussi la lecture et la musique) m’a aidée à faire de ma plume ce qu’elle est aujourd’hui. Plus tard, j’ai également dû adapter mon écriture aux besoins scolaires puis universitaires et professionnels.

Écrire un poème, un essai, une dissertation, un mémoire, une thèse ou un article optimisé SEO, ça n’est pas la même chose. Pourtant, je manie tous ces styles comme un mini samouraï de la plume.

J’ai simplement appris à m’adapter, à comprendre les attentes en fonction des sphères rédactionnelles. Et si j’y suis parvenue sans m’en apercevoir, vous y arriverez certainement aussi avec un peu d’entraînement et de méthode.

Aussi, pour aiguiser sa plume, rien de tel que les ateliers d’écriture automatique.

Comment se passe une séance d’écriture automatique?

Premièrement, vous n’avez besoin de personne pour la mettre en place. Personnellement, je préfère utiliser une feuille et un stylo afin que mon corps soit véritablement empreint de l’acte d’écriture. Casser la distance entre les mots et vous se fait plus facilement avec un stylo qu’un écran.

Deuxièmement, vous pouvez choisir un thème de départ général ou une entrée prise au hasard dans le dictionnaire. Vous pouvez aussi simplement laisser filer les mots comme ils viennent. Fixez-vous un temps imparti et démarrez la séance.

Juste une chose : si vous vous sentez submergé par les émotions, laissez-vous aller. L’écriture automatique fait parfois de jolis miracles.

Donnez-vous le droit d’écrire !

Bien souvent, on sacralise l’écriture. Résultat : nous sommes nos propres barrières. Honteux, on n’ose pas se lancer. Et lorsqu’on se lance, on a l’impression que ce n’est jamais assez bien… Ba-li-vernes !

Lancez-vous ! Et ne jetez pas votre texte. Reprenez-le. Rares sont les personnes qui écrivent d’un trait. Autorisez-vous les brouillons et les réécritures ! Ni pression, ni prétention. Il faut écrire pour le plaisir.

Toutefois, si vous souhaitez bien écrire pour rédiger un devoir universitaire ou un roman, vous aurez besoin de cadrer vos idées.

Bien écrire, une question de méthodologie?

Vous allez commencer à croire que je suis obsédée par la méthodologie… Et bien vous aurez raison.

En effet, pour parvenir à transmettre ses pensées en mots organisés et cohérents, il faut en passer par là. Car structurer un écrit, c’est structurer sa pensée. Pour cela, vous devez avoir clairement à l’esprit l’objectif de votre communication.

Alors quelle méthodologie faut-il pour bien écrire? Une question de départ, un plan détaillé, une introduction et une conclusion. Vous l’aurez compris, la trame de votre travail est la base d’une bonne écriture. C’est une astuce incontournable pour être certain de s’en sortir même si on n’est pas vraiment Shakespeare ! Là encore, vous pouvez utiliser les méthodes du mind mapping dont je vous ai parlé.

En effet, savoir où l’on veut en venir, c’est s’assurer de rester clair dans ses propos. Élaborez un cadre solide et vous verrez que vos pensées seront structurées, logiques et efficaces.

Dans la peau d’un juriste

Voici donc les 5 étapes de la méthodologie de la rédaction que j’utilise :

  1. Inventio : chercher les preuves, les éléments sur lesquels on se base, quels faits sont à mettre en lumière, que doit-on faire comprendre, etc.
  2. Dispositio : dans quel ordre et comment vais-je disposer les éléments de l’inventio. À la fin du dispositio je suis censé obtenir mon plan détaillé.
  3. Elocutio : mise en français de ses idées, début de la rédaction.
  4. Memoria : apprentissage du texte par cœur par les rhétoriciens classiques (utile lors des préparations de séminaires et conférences par exemple).
  5. Actio : mise en scène (également utile pour la préparation des présentations orales).

Les juristes reconnaitront ce vocabulaire de la rhétorique classique. Cette dernière est à adapter selon le niveau de votre rédaction. Toutefois, voici la marche à suivre :

  • Construisez votre plan ;
  • Rédigez le premier jet de votre introduction ;
  • Puis, passez à la rédaction du premier jet de votre conclusion ;
  • Maintenant, rédigez le corps du texte :
    • Suivez le plan et complétez-le petit à petit.
      • Il s’agit d’un processus récursif, c’est-à-dire qu’il se répète à l’infini en suivant la même méthode : d’un point A à un point B.
  • Puis jetez l’introduction et refaites-la, oui, vous avez bien lu.
  • Retouchez la conclusion.
  • Enfin, RELISEZ-VOUS pour corrigez vos fautes.

Avec le temps, tout ça devient automatique, donc pas de panique !

Mais bien évidemment, même si vous maniez la méthodologie à merveille, l’écriture n’est pas simplement une chose technique. Il s’agit de votre sensibilité.

Finalement, comment donner une âme à son écrit ?

Écrire reste un art à part entière. Il ne suffit pas d’aligner des mots, il faut aussi y insuffler un petit quelque chose qui les rendront spéciaux. Écrire, c’est accepter de partager un bout de son âme. C’est prendre le risque de s’exposer un peu. Et, pour moi, écrire est parfois plus vertigineux que d’afficher mon visage.

Mon conseil pour donner vie à vos mots : écrivez sur ce que vous aimez. Il est plus facile de commencer comme ça. Si c’est un devoir à rendre, choisissez un thème qui vous passionne ou, au minimum, vous intéresse.

Quant à ceux qui, comme Nick, n’aiment vraiment pas ça mais doivent pourtant s’y plier pour obtenir leur diplôme, pensez à faire appel à un rédacteur, comme moi !

On se retrouve au prochain article mais, d’ici-là, n’hésitez pas à tester ma méthode et à m’en donner des nouvelles !

Que la motivation soit avec vous,

Nina.

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