Pourquoi se détendre pour rédiger sa thèse est essentiel

De l’art de se détendre pour rédiger sa thèse, oui, vous avez bien lu.

Voilà l’été, voilà l’été, voilà l’étééé !

Alors, farniente ou farniente ? Haha, on va plutôt rédiger, n’est-ce pas ?

Et oui, ce n’est pas parce qu’il fait extrêmement chaud que notre cerveau doit aussi partir en vacances pendant trois mois.

Que nenni !

Toutefois, il va falloir se détendre. Je ne vous parle pas ici de fondre au bord de la piscine pendant douze heures.

Mais nous allons voir aujourd’hui en quoi la détente vous aidera à rédiger votre thèse.

Moins de culpabilité, plus de fun, qui dit mieux ?

C’est parti !

Pourquoi se détendre pour rédiger sa thèse

Un cerveau trop stressé finit par perdre en performance.

À trop fortes doses, le cortisol et l’adrénaline, ces fameuses hormones du stress, perturbent votre équilibre. Ainsi, vous voyez lentement s’éloigner de vous ce calme, cette sérénité et cette clairvoyance pourtant nécessaires à une rédaction de qualité.

C’est là que la détente et ses bienfaits entrent en jeu. En effet :

En termes simples, lorsque vous êtes stressé, votre corps brûle plus d’énergie pour se maintenir en état de lutte ou de fuite. Résultat : vous êtes anxieux et avez de la difficulté à vous concentrer puisque toute l’énergie de votre corps et de votre esprit est mobilisée pour vous défendre contre des hordes de loups imaginaires. En relaxant, vous redonnerez à votre corps son équilibre et éliminerez l’excès d’adrénaline, ce qui signifie que vous aurez plus d’énergie physique et mentale.

Caleb Bake, expert en santé et mieux-être

Privilégiez le repos lorsque vous êtes au bout du rouleau. Une fois fait, n’attendez plus d’être épuisée pour vous reposer.

Vous ne pouvez pas rédiger et dormir en même temps. Et le second doit passer en premier.

Prioriser le repos

De ma modeste expérience de thésarde, je retire une chose : les meilleurs moments de rédaction n’ont pas été ceux durant lesquels j’étais la plus stressée et fatiguée.

Bien au contraire.

  • Écrire au bord du Tage a ouvert mon esprit au soleil.
  • Faire des analyses de texte sous le soleil d’Algérie m’a permis de prendre de la hauteur sur mon sujet.
  • Terminer une préparation de séminaire dans une chambre universitaire américaine a mis de la joie dans mon coeur de jeune chercheuse.
  • Lire des articles scientifiques dans l’avion pour Johannesburg a libéré mes blocages académiques (on se sent pousser des ailes).
  • Faire escale en Turquie et en profiter pour corriger un chapitre m’a aidée à le faire en me sentant moins lourde.

Bref, vous l’aurez compris : la détente en thèse ne passe pas forcément par des vacances sous les cocotiers. Il s’agira plutôt d’attraper les occasions au vol.

Changer d’air et d’environnement a des impacts bénéfiques sur la créativité, ne l’oublions pas.

Comment gérer son temps tout en restant détendu

La méthode du 60/40

Pour que la formule « se détendre pour rédiger » fonctionne, c’est finalement comme pour tout : il faut trouver l’équilibre.

Pour un rééquilibrage alimentaire, on fera du 80/20. Et bien pour sa rédaction, on bascule sur du 60%. Un peu plus que la moyenne, mais pas trop au-dessus pour ne pas s’épuiser.

Vous me direz peut-être que ça n’est pas suffisant pour avancer.

Je dirais que tout dépend du temps dont vous disposez.

Si l’on veut tenir la distance, il est plus prudent de s’en tenir à ce ratio plutôt que de brûler toute son énergie en quelques semaines.

Car le doctorat, c’est un marathon… On se prépare, on est stratégique. On apprend à se ménager quand il faut pour être sûr de disposer de l’énergie nécessaire au moment voulu.

Travailler en étant détendu permet de débloquer sa créativité. En effet, supprimer le stress (autant que faire se peut) nous dispense d’une tension inutile.

Ainsi, en fixant des objectifs clairs et réalisables sur le créneau établi, on avance avec une sérénité qui booste notre session de travail.

Se détendre pour rédiger : une journée type

Voici un exemple de journée type, à moduler selon vos vies personnelles et professionnelles bien entendu :

  • Lever à l’heure de son choix, selon sa fatigue (attention à ne pas trop dormir et risquer les somnolences d’excès de sommeil);
  • Petit-déjeuner équilibré + séance de sport / d’étirements ;
  • Mise en place de sa to-do list (avec 3 choses seulement) ;
  • Début de la session de travail durant deux heures focus ;
  • Pause, hydratation, écoute de podcast en préparant un déjeuner équilibré ;
  • Marche en fin de matinée ;
  • Reprise du travail après le déjeuner pendant une petite heure focus ;
  • Fin de la rédaction du jour ;
  • Préparation de la to-do pour le lendemain ;
  • Extinction de l’ordinateur avant 16h ;
  • Relaxation.

Rester flexible, ça aide

Pour les personnes qui ne seraient pas à l’aise avec cet emploi du temps trop restrictif (même si, clairement, on essaie d’en sortir là), il existe une autre solution.

Plutôt que de vous organiser par journées, faites la même chose sur une semaine. Au final, ce qui devra être fait le sera, avec beaucoup de stress en moins dans l’équation.

Pour cela, rien de plus simple : sur une feuille, notez tous vos objectifs et répartissez-les sur votre weekplanner.

Dans tous les cas, pour s’en sortir, rien de tel que notre meilleur ami, le pomodoro !

Je sais, vous devez en avoir marre de mes tomates. Je les sors tous les quatre matins. Mais c’est parce que ça fonctionne.

En travaillant sur des temps courts et impartis, vous allez vous concentrer et vous serez libres plus tôt pour aller vous détendre.

Essayez, vous verrez !

À bientôt pour un nouvel article et, d’ici là, que la motivation soit avec vous,

Nina.

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