Réussir ou apprendre?

Je n’échoue pas, j’apprends.

Réussir ou apprendre. Pourquoi opposer les deux?

Depuis de longues années, je déplore une chose à l’université, ou même dans la scolarité française en général.

Cette chose est la suivante : si l’on veut réussir ses partiels ou ses examens, on doit engloutir un maximum de connaissances en un minimum de temps. Résultat, on réussit, mais qu’apprend-t-on vraiment?

Une fois ce constat posé, comment faire pour faire de la réussite un synonyme de l’apprentissage?

C’est ce que nous allons essayer de découvrir ensemble aujourd’hui.

C’est parti !

La réussite en quelques mots

Si vous me posez la question, je vous dirai, comme tout le monde, que la réussite est synonyme du succès.

Si l’on s’en tient la définition du dictionnaire, la réussite est un résultat, qu’il soit bon ou mauvais. Il s’agit le plus souvent d’une issue favorable ou d’un résultat heureux.

Dans le cadre des études, la réussite est claire, il s’agit de passer ses examens avec succès.

Oui le fait de réussir, c’est obtenir de bons résultats dans la vie qu’elle soit sociale, professionnelle ou privée.

Pourtant, la réussite est différente pour chaque personne. Certains auront besoin de réussir professionnellement, d’autres seront heureux s’il réussissent leurs études. Enfin, il y a ceux qui, comme moi, pensent que la réussite est un mélange entre vie professionnelle, vie privée et nos rêves d’enfants.

La réussite nous parle à tous, et quand j’en parle avec vous, elle est synonyme de bonheur. Ce n’est pas réussir qui vous rendrait heureux, mais être heureux qui serait la plus belle des réussites. J’en déduis qu’il s’agit plutôt de trouver un équilibre. Il faut comprendre qui l’on est et s’aligner avec ses besoins, ses aspirations et le monde qui nous entoure.

Se questionner sur la réussite est important. Ça l’est d’autant plus lorsque, face à l’échec, on peut être atterré si l’on a fait les choses pour les mauvaises raisons. Car si la réussite que l’on visait n’est pas vraiment la nôtre mais celle que l’on voulait atteindre pour les autres, il se peut que les sentiments générés en cas d’insuccès soient dévastateurs.

Réussir : une question d’intention?

Ce dont je voudrais vous parler aujourd’hui, c’est du fait que quand on place la réussite comme l’objectif final d’un projet, c’est souvent là que ça devient douloureux et contre-productif.

Pour la plupart des gens, la réussite est synonyme de bonheur, de sérénité et d’épanouissement. Je pense sincèrement que cela ne devient possible que si le bonheur est dans le cheminement, et non pas dans la finalité.

Comme je le dis souvent sur Instagram, je pense sincèrement que l’intention tout au long du chemin est beaucoup plus importante que le résultat. Car si notre intention est bonne, quel que soit le résultat final nous récolterons des fruits.

Alors si vous lisez cet article et que vous avez le sentiment de faire face à un échec, demandez-vous plutôt ce que vous avez appris.

Alors apprendre, c’est réussir?

Je sais qu’à l’heure du développement personnel, on entend ça continuellement… Mais je vous pose la question sincèrement : qu’avez-vous appris ? Qu’avez-vous intégré ? Qu’avez-vous transformé en vous sur ce parcours vers la réussite? C’est cette réponse qui importe. Car, au final, la véritable réussite c’est d’évoluer, c’est de changer, c’est de s’améliorer et de se connaître.

Prenons le cas d’un concours. Vous vous y inscrivez et étudiez sans relâche durant toute une année.

Admettons à présent que vous échouiez.

Pourrez-vous dire pour autant que vous aurez tout raté, rien appris, rien retiré ? Vous avez déjà la réponse…

Apprendre de ses « râtés » pour réussir

Et oui, ne pas obtenir ce diplôme ou ce concours dont vous rêviez, ce n’est pas pour autant ne pas réussir. Vous avez réussi. Vous avez planté des graines et récolté des fruits. Et, croyez-moi, des fleurs fleuriront encore et de nouveaux fruits abonderont tant que les efforts seront mis en place.

Voyez-les choses d’un oeil nouveau : si cette réussite ne fait pas de nous une meilleure personne, à quoi bon? Si un échec peut nous servir à apprécier les fruits de nos efforts, je nous en souhaite mille!

Bien souvent, l’idée même que l’on se fait de la réussite peut gâcher le cheminement vers notre objectif. On peut passer à côté de ce que la vie nous offre, tout simplement parce qu’on est obnubilé par un unique but. Ce dernier nous fait parfois oublier que les études sont là pour nous transformer et évoluer. Les études ne sont pas faites pour nous rendre malade pour atteindre une réussite qui, au final, ne reflétera absolument pas qui nous sommes.

En pratique, comment apprendre à réussir?

Okay, mais une fois que tout ça est dit, on l’atteint comment, la réussite? Parce que même si on met une bonne intention sur son parcours, il ne faut pas se leurrer : on a très envie de réussir tout de même.

Tout d’abord : on se met d’accord avec soi-même sur les raisons réelles qui nous poussent à agir. Il n’est jamais trop tard pour rectifier le tir.

Ensuite, on met les choses en oeuvre pour créer les causes de notre succès. Qu’il s’agisse d’une organisation universitaire, d’un cadre méthodologique ou d’un travail de développement personnel, on se bouge les fesses et on donne le meilleur de soi. Ainsi, quelle que soit l’issue, nous en sortirons gagnant.

Enfin, on se fait confiance et, surtout, on n’oublie pas que chaque échec ou réussite fait partie de notre route pour nous mener vers ce qui nous conviendra vraiment. Il est important de ne pas se laisser abattre. Après tout, il ne tient qu’à nous de prendre chaque difficulté comme une leçon qui nous aidera à mieux nous connaître, et, bien mieux encore, comme une bénédiction.

J’espère que ces quelques mots vous apporteront le réconfort que vous méritez.

On se retrouve bientôt pour un prochain article. D’ici là, que la motivation soit avec vous,

Nina.

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